mercredi 27 avril 2011

VIDÉOCRACY ou l'image de la femme à la télévision

De Eric Gandini - 80 minutes - Suède


SYNOPSIS :
Pour qui ne connaît pas la télévision italienne, le documentaire Videocracy relève du choc : sur toutes les chaînes aux heures de grande audience, c’est la ronde des seins, des fesses, des poses provocantes et des danses lascives, qu’il s’agisse de jeux télévisés ou de télé-réalité.


BANDE-ANNONCE :


CRITIQUE DU FILM PAR BRIANA BERG :

Au sommet de cet univers, les « veline » à la plastique parfaite qui escortent les présentateurs de shows. Contractuellement interdites de parole, ces
bimbos peu vêtues sont chargées de pratiquer le « stacchetto », un ballet de 30 secondes spécialement étudié pour empêcher le zapping. Les adolescentes italiennes rêveraient de devenir des veline, car ces potiches admirées aux quatre coins du pays ont accès à l’accomplissement le plus prestigieux, semble-t-il, pour une femme : se marier avec un footballeur… La nouvelle Cenerentola, un bel objet sexuel extrêmement creux, et un bond en arrière gigantesque pour l’image de la femme.

Mark Gandini, le réalisateur de Videocracy, fait remonter les débuts de cette télé qui nivelle par le bas à 30 ans en arrière, à la diffusion d’un jeu télévisé avec strip-tease féminin à la clé – du jamais vu à l’époque. Le succès de l’émission n’échappe pas à Silvio Berlusconi, lui-même propriétaire d’une chaîne de télévision qui ne manquera pas de diffuser le même type de programme. Arrivé par la suite à la tête d’un empire médiatique, il devient président du Conseil des ministres. Avec la RAI, le bouquet de chaines publiques, à sa botte, le Cavaliere contrôle actuellement près de 90% du paysage audiovisuel. Et la télévision, qui en Italie fait partie intégrante des meubles pour ne pas dire de la famille, serait la source d’information principale de 80% des Italiens. Deux générations d’adultes bombardés par un régime d’images; tout un peuple ou presque comme hypnotisé par le rêve d’un seul homme, un rêve « plus plein, plus coloré, plus éclatant », retransmis jour après jour dans tous les foyers par la lucarne magique.

Mais Videocracy souffre des défauts de son sujet : débordant d’images trash issues de la télé poubelle qu’il critique, montées pour obtenir des effets choc, le film présente une réalité univoque. Où est l’Italie des intellectuels, des critiques, des féministes ? A croire que Gandini, victime de l’effet Michael Moore, vise le public même qu’il dénonce. Une vision univoque qui dessert en fin de compte ce documentaire.


VIDÉOCRACY - PARTIE 1 :


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VIDÉOCRACY - PARTIE 2 :

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VIDÉOCRACY - PARTIE 3 :

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VIDÉOCRACY - PARTIE 4

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VIDÉOCRACY - PARTIE 5 :

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FICHE TECHNIQUE :

Réalisateur : Eric Gandini
Image : Lukas Eisenhover
Son : Hans Moller
Montage : Johan Sodenberg
Production : Altmo Medias Network - Zentropa - SVT





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